Tusson village historique

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Présentation de la commune

L’origine du nom de Tusson remonterait à un nom de personne gallo-romain Tuscius auquel est apposé le suffixe -onem, ou Tuccio, ce qui correspondrait à Tuccione [villa], « domaine de Tuscius »

Le relief de la commune est celui d’une plaine avec des hauteurs au sud et une chaîne de basses collines à l’est. Le point culminant est à une altitude de 149 m, situé à l’orée de la forêt de Tusson au sud du bourg (borne IGN). Le point le plus bas est à 72 m, situé à l’extrémité orientale au nord de Ligné. Le bourg est à 115 m d’altitude

À l’est du bourg et au sommet d’un plateau apparaissent quatre énormes tertres, de forme ovale. Il s’agit de Tumulis , gros amas de pierres recouverts de terre.

Le plus important des quatre est appelé le Gros Dognon son voisin, au nord-est, est connu sous le nom de Petit Dognon , le Vieux Breuil  est situé face au Gros-Dognon enfin le quatrième, dont le nom est  la Justice  semble indiquer qu’il fut un lieu d’exécution sous la féodalité

Au Moyen Âge, principalement aux xiie et xiiie siècles, Tusson se trouvait sur une variante nord-sud de la via Turonensis, itinéraire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passait en Charente par Nanteuil-en-Vallée, Verteuil-sur-Charente, Marcillac-Lanville, Saint-Amant-de-Boixe, Angoulême, Mouthiers, Blanzac et Aubeterre. L’église de Tusson est l’une des sept églises charentaises à vénérer Jacques le Majeur

Ce vieux bourg doit son existence à l’importante abbaye qu’y fonda Robert d’Arbrissel

L'abbaye des Dames

et qui fut la plus ancienne et l’une des plus importantes filiales de l’abbaye de Fontevraud.

Dans les premières années du xiie siècle, il était possible de voir en cet endroit une vieille église en ruines. Le propriétaire de cette église, Foucaud Frénicard, en fit l’abandon, avec le consentement de son seigneur et de l’évêque de Poitiers, à Robert d’Arbrissel qui entreprit d’y fonder un couvent de religieuses. Mais cela ne se fit pas sans difficultés ; les religieux de Nanteuil s’opposèrent en effet à l’établissement de la nouvelle abbaye, prétendant que l’ancienne église était leur propriété, et il fallut que l’évêque de Poitiers vînt lui-même à Nanteuil avec Frénicard, pour obtenir le désistement des moines, moyennant une compensation.

Six ans plus tard, les moines de Nanteuil contestèrent de nouveau la possession de Tusson à la congrégation de Fontevraud, et l’affaire dut être portée devant un concile tenu à Angoulême, sous la présidence de l’évêque Girard II.

Un conflit (mineur) est réglé à la cour du roi en 1273 entre la prieuresse de Tusson et l’abbé de Nanteuil .

Après avoir appartenu au comté d’Angoulême avant le xive siècle, Tusson a été une enclave du Poitou, entre la Saintonge et l’Angoumois, et ressortissait de la principauté de Marcillac.

Le souvenir de Marguerite de Valois, sœur du roi François Ier, se rattache au monastère de Tusson. Après la mort de son frère, la reine de Navarre s’est retirée quelque temps à Tusson, où, tout en se consacrant à la prière, elle continua à se livrer à ses études littéraires. En effet, deux volumes manuscrits de ses compositions inédites découverts en 1895 à la Bibliothèque nationale, où ils étaient oubliés depuis des siècles, renferment deux grands poèmes : le Navire et les Prisons, ainsi que diverses pièces de poésie, qui auraient été composés pendant son séjour à Tusson.

L’abbaye de Tusson ne cessa de prospérer et elle devint la plus importante de l’ordre après la maison-mère de Fontevraud. Au début du xviie siècle, alors que la plupart des établissements monastiques commençaient à péricliter, le monastère de Tusson comptait encore 26 religieuses.

C’est à cette époque qu’un grave différend éclata entre Fontevraud et Tusson. L’abbesse de Fontevraud était alors Madame Louise de Bourbon, dame de Lavedan. Afin de marquer son autorité, elle voulut imposer aux religieuses de Tusson une prieure de son choix, contrairement aux statuts de l’ordre, qui reconnaissaient à chaque maison le droit d’élire sa prieure. Ne pouvant arriver à fléchir l’abbesse, les religieuses confièrent leur cause à Nicolas Pasquier, seigneur de Mainxe, qui avait une terre dans les environs de Tusson, et qui s’entremit d’abord, en bon voisin, pour rétablir la paix. Madame de Lavedan étant restée intraitable, l’affaire fut portée devant le Parlement qui reconnut le droit des religieuses et confirma la liberté du suffrage .

Origine de cet article Wikipédia

 



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